dimanche, 20 juillet 2008

La saga Malaussène

Etant en vacances avec un sérieux besoin de m'occuper les hémisphères (cérébraux), j'ingurgite des livres.

L'autre jour, en visite chez ma copine-collègue qui fait aussi office de bibliothécaire, j'aperçois dans ses étagères un petit coffret de 3 livres de poche :

Au Bonheur des Ogres

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La Fée Carabine

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La Petite Marchande de prose

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de Daniel Pennac. Tiens donc. Pennac. Celui qui s'est choppé le Renaudot pour Chagrins d'école. Oui, parce que Pennac est un collègue. Mais pas n'importe lequel! Un ex-cancre reconverti en super-prof, super bon pédagogue, qui en plus écrit des bouquins, et même qu'ils sont publiés (ma bonne dame!). Bref, le genre bien énervant.

Alors, voyons voir ce que ça vaut un bouqin de Super-Prof, me dis-je pleine de fiel. Je prends le paquet de 3, persuadée que je ne terminerai même pas le premier.

T'as raison, je me suis enfilé les 3 en huit jours. Le style est agréable, drôle et dur en même temps, parfois émouvant, parfois cru. Il développe un univers particulier, parfois improbable, celui de Benjamin Malaussène, "frère de famille" et bouc émissaire de son état. Les situations, les dénouements sont parfois un peu .... "rocambolesques"..."surréalistes"... complètement délirants.. je cherche le mot.. mais bon, si on ne peut pas se le permettre dans un roman, où pourra-t-on?

Au Bonheur des Ogres (NB: il faut attendre la fin des bouquins pour comprendre leur titre), le premier montre Malaussène dans son travail de bouc-émissaire dans une grande surface... où des bombes explosent.

Le second, La Fée Carabine explique comment le marché de la drogue s'est déplacé vers une nouvelle clientèle : les petits vieux, tandis qu'un tueur égorge des petites vieilles qui du coup apprennent à se défendre... et Malaussène, bouc émissaire dans une maison d'éditions ( il a changé d'employeur) nage au milieu de tout ça.

Et dans le 3ème, Malaussène change de métier pour endosser l'identité d'un auteur à succès qui ne veut pas être connu en vrai... ceci, bien sûr bien à ses dépens.

Bon, y'a quand même un petit souci. Ce que je prenais pour une trilogie est à multiplier par 2... puisqu'il y a encore 3 autres livres à la saga Malaussène. Reste plus qu'à espérer qu'ils sont aussi dans la bibliothèque de mon amie!

 

dimanche, 13 juillet 2008

Millenium 1

millenium 1.jpgAu programme des lectures de l'été, le très à la mode Millenium de Stieg Larrson. Je viens d'achever le premier volume de la trilogie, intitulé Les hommes qui n'aimaient pas les femmes.

Pourquoi ce choix? parce que pendant des semaines j'ai entendu dire en salle des profs que c'était "vaaaaachement bien!!!" et autres "J'en suis au 2ème tome!!! je fonce m'acheter le 3ème!!" "et zut, après y'a pas de suite... " (l'auteur est décédé). Forcément, ça a éveillé ma curiosité. Je ne suis pourtant pas très polar, quant à la la littérature suédoise, pour être tout à fait honnête, je n'y connais rien.

De quoi que ça cause? D'un journaliste dans une très mauvaise passe professionnelle qui est embauché par un vieux magnat de l'industrie suédoise pour résoudre une affaire vieille de 40 ans : la disparition de sa petite nièce. Notre journaliste, ça ne l'emballe pas plus que ça, mais comme il a besoin de prendre l'air, il finit par accepter et fait donc la connaissance de la "douce" famille Vanger.

Mon humble avis sur la question? L'intrigue est lente à se mettre en place. A un moment , je me suis quand même demandé où était le côté génial du livre tant vanté par les autres lecteurs. Bon finalement une fois que les jalons sont tous bien posés, ça devient assez "sévère"! Il y a des passages assez costauds. Ma pauvre petite âme sensible!!...

Est-ce que je lirai le 2ème? Oui, mais je vais faire une pose avec autre chose.

mardi, 24 juin 2008

La Consolante

consolante.jpgJ'ai termnié il y a peu de temps le dernier Gavalda: La Consolante.... et il m'a laissée relativement perplexe. Le début du livre -enfin le début... les 200 et quelques premières pages- est très confus, voire complètement décousu, et pour être honnête pas très captivant. On ne comprend pas, on des pièces de puzzle qu'on arrive pas à rassembler, c'en est même pénible. Le tout écrit dans un style très contemporain avec, par exemple, suppression des sujets des phrases.... du genre auteur fâchée avec les pronoms personnels. Dans un sms, ça va, mais sur un bouquin de plus de 600 pages, ça fait bizarre.

Bon après le flou des deux premières parties, l'histoire prend finalement forme. On rassemble tout et on commence à comprendre. Une belle histoire, un lieu un peu magique, des personnages écorchés par la vie qui se reconstruisent un peu comme ils peuvent... un peu comme dans Ensemble c'est tout, même ambiance... d'ailleurs l'auteur y fait un clin d'œil.

Bref une très belle histoire, touchante, émouvante, mais aussi encourageante et optimiste... mais dans un style parfois pénible qui fait qu'on "accroche" mal. A mon humble avis!

samedi, 14 juin 2008

Les charmes discrets de la vie conjugale

livre kennedy.jpgEn dépit de cette fin d'année houleuse et qui ne ressemble à rien, si ce n'est à une vraie catastrophe, j'ai enfin pu terminer l'excellent livre commencé je ne sais même plus quand:

Les charmes discrets de la vie conjugale par D. Kennedy.

Si vous voulez des infos sur l'auteur, allez voir chez Angelita :ici.

Pour ma part voici mon opinion sur le livre : Je l'ai choisi pour lire autre chose de l'auteur ayant été un peu déçue par ma précédente lecture : La femme du 5ème. Le livre est rédigée en deux parties. Dans la première, on suit une jeune femme s'encrouter presque malgré elle dans une vie banale. Jusqu'à ce que son quotidien pas bien folichon soit partubé par un "gauchiste chevelu" qui la pousse hors du droit chemin (du point de vue de la morale et de la loi). Dans la deuxième partie on retrouve la même femme, mais 30 ans pus tard, toujuors confortablement installée dans une routine dont elle se satisfait desormais. Et là, c'est le drame. Tout son petit monde s'écroule... Cette seconde partie se déroule à notre époque et fustige à souhait l'Amérique manichéenne de Bush. Le tout est vraiment très bien écrit. Bref, si je peux me permettre, celui-ci, je le recommande.

lundi, 12 mai 2008

La femme du Vème

957427805.jpgPendant ce long week-end, je me suis laissée aller à du bouquinage intensif. Au programme, Douglas Kennedy. J'avais déjà entendu parler de cet auteur, en bien... et bizarrement seulement par des femmes. Je m'étais dit qu'il fallait que j'essaye. Voilà c'est fait! J'ai lu la Femme du Vème. Pourquoi celui-là?? ben parce que c'est celui que j'ai trouvé chez France Loisirs... et oui... j'ai été incorporée dans la secte... dans un moment de faiblesse l'année dernière : un commercial jeune et beau qui fesait du porte à porte, moi, en arrêt malafie pour cause de grippe, l'air séduisant qui va avec (tronche défaite, haleine fétide, cheveux en vrac  et look d'enfer)... bref, j'ai craqué. Alors me v'là obligée d'acheter un de leur bouquins tous les trimestres et alors que je m'étais résolue à me rabattre sur Tartes sucrées et Tartes salées, mon regard s'est porté sur THE livre. Bon déjà, entre le nom de l'auteur, le titre et la couverture j'ai eu un peu peur : ça va être un truc de nana que je me suis dit... le genre histoire larmoyante et despespérée... j'ai lu le résumé au dos... et là on m'annonce un roman noir. Bon. Va pour pour la noirceur. Alors qu'est-ce que ça donne me direz vous? (si disez- le, soyez sympa!). Un style d'écriture très contemporain assez cru par moment (ça parle pipi caca sans tirer la chasse, taillage de pipe, coupage de dogts et assassinats. ). L'histoire  : un "brave" universitaire américain qui a tout perdu : boulot, famille, réputation... qui complètement au fond du trou part  s'installer à Paris avec toutes ses économies. Il emmenage dans une chambre de bonne minable, trouve un boulot louche de veilleur de nuit et essaye d'écrire un roman... et rencontre une femme qui habite le 5ème arrondissement. Jusque là tout se passe bien (enfin pour le lecteur surtout, pour lui, c'est moyen quand même). Et puis il commence à se passer des choses bizarres du genre des gens victimes d'accident, d'autres assassinés et retrouvés avec la brosse à récurer les toilettes dans la bouche... (ça, ça fait rêver!).... et puis à un moment donné, le roman devient un peu.... surréaliste. Mais je ne dirai pas pourquoi!! quoi qu'il en soit ça m'a laissée très perplexe... je n'arrive même pas à me dire si ça m'a plu ou pas...