mardi, 15 juillet 2008
Cœur en jachère
"Cœur en jachère". J'ai entendu l'expression dans une émission "à haute densité intellectuelle", une de celle qui fait du bien quand on est en vacances. L'expression me fait sourire. D'autant que pour qualifier des agriculteurs en mal d'amour c'est plutôt bien trouvé.
Et le mien de cœur, il est en jachère aussi? Je connais le sens du mot, mais un petit doute me fait extirper cette chère vieille rouquine de son étagère.
Jachère: 1) Terre non ensemencée subissant les labourds de printemps et d'été pour préparer les semailles d'automne (ouh là...'achement technique la définition) 2) terre temporairement non cultivée pour permettre la reconstition de la fertilité du sol ou, aujourd'hui, pour limiter une production trop abondante. (c'est déjà plus l'idée que je m'en faisais de cette fameuse jachère).
Donc un cœur en jachère ce serait un cœur au repos qui reprend son "souffle" pour pouvoir aimer à nouveau? Mouais....
Voyons voir à "friche" pour comparer : 1) Terrain non cultivé et abandonné. 2) En friche : qui n'est pas cultivé, à l'abandon (ouais, merci, on n'est pas complètement con non plus).
Dans mon cas, j'opterais plus pour la friche que pour la jachère. A cause de "à l'abandon" je présume, ou alors parce que ma "production n'est pas franchement "trop abondante".
Oui, c'est ça, une friche. Voire friche industrielle, dans sa version vieux taudis en ruine et sols à dépolluer...
C'est un peu ça le "problème" des vacances : tout le temps libre que ça laisse pour cogiter, baisser les bras et se dire que rien ne s'arrangera. C'est sur quand on a 3 paquets de copies en attente, deux évaluations à préparer et un cours à revoir, tout de suite on a moins le temps de s'agiter inutilement les neurones sur de sombres problèmes.
Oui, mais là, mi-juillet, sur le canapé, sans échéances, sans rien qui presse.. et ben voilà, ça recommence. Une émission avec des âmes esseulées prêtes à remuer des tonnes de bouses de vaches pour se faire aimer : et paf! c'est reparti pour la grande cogitation stérile.
Vais peut être préparer la rentrée finalement.
10:52 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : amour, celibat
lundi, 07 juillet 2008
31 ans
31 ans.
Non, Dieu merci, ce n'est pas (encore) mon âge. C'est celui de quelqu'une dont c'est l'anniversaire aujourd'hui. Et cette année on ne le fête pas. Enfin "on"... je ne le fête pas. Et pourquoi donc... parce que il était une fois....
....une fille (votre serviteuse) qui rencontre un groupe de copines. Au début ça se passe bien, dans une ambiance très Sex abd the City. Et puis j'ai un tel vide affectif à combler que je suis ravie d'être intégrée au groupe. On fait la fête, on rigole, je confie des choses intimes.
7 juillet 2006 : on fête ses 29 ans.
Puis viennent les premiers couacs et le retour progressif à la réalité. J'ai beau être à côté de mes pompes et passer mon temps à me dévaloriser, il y a quand même des choses que je ne peux pas ignorer. Elle est belle, intelligente, extravertie, drôle... mais "encombrante" aussi. Partout où elle passe, il faut qu'elle occupe le devant de la scène, qu'elle séduise. Il faut qu'on la voit, qu'on l'aime. Difficile d'exister dans ces conditions. Parfois l'oxygène vient à manquer. Je commence à étouffer. A me sentir mal dans ce groupe.
Malgré tout, on prépare en grand le 7 juillet 2007. 30 ans ce n'est pas rien. On oublie tout et on fête ça dignement. On oublie les petites et grandes rancoeurs. Pour une soirée au moins. J'essaye même de combler les fissures de cette relation qui part en vrille
Et puis re-couac. Plus gros cette fois. On ne se parle plus. Ça fait mal. A Noël et au premier de l'An, je tends une perche qu'elle n'attrappe pas. On s'évite. Entre temps je prends pleinement conscience que je ne m'épanouis pas et que, finalement, la séparation me fait du bien. Les jours passent ainsi jusqu'à la semaine dernière. Deux trois paroles banales. Sans plus.
7 juillet 2008. Elle fête son anniversaire. Je pense à elle, mais je n'irai pas vers elle. Je ne suis pas sure d'en avoir envie. C'est probablement dommage mais c'est ainsi. Elle vieillit un peu aujourd'hui... et moi aussi d'une certaine façon. Je "grandis". En gardant la peur de me tromper, de tomber, de me faire mal. Mais je grandis.
15:27 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amitié, anniversaire
jeudi, 03 juillet 2008
Blues nocturne
Mais qu'est-ce que je fous là, à 1h30 du matin devant mon écran d'ordinateur?... je nombrilise. Je peste. J'en veux aux autres. Non, c'est à moi que j'en veux...
Au lieu de ça je pourrais être:
1. Au lit avec un bon livre et mon chat (ayant renoncé à toute autre forme de présence)
2.En train de boire un verre aux festivités "in" du moment.
Mais non, je suis là.
J'ai passé la soirée dans ma coquille incapable d'en sortir à maudire mon penchant pour l'introversion, mal à l'aise face à des gens que pourtant je connais. C'était l'anniversaire d'une copine. Une copine qui n'est pas devenue une amie parce que je ne suis pas assez spontanée et fusionnelle avec les gens. J'ai besoin de temps. Elle n'avait pas envie d'attendre et a "fusionné" avec d'autres. Ça fait mal dans le fond... mais c'est comme ça.
Il y avait aussi sa grande amie.... et "ex" copine en ce qui me concerne. Plus de contact depuis plus de 8 mois suite à une altercation... qui n'était probablement que la partie émergée de l'iceberg. Mais ça c'est une autre histoire.
Ou comment se retrouver spectatrice à se demander comment on en est arrivée là. La réponse arrive comme une gifle de la mère de ladite copine qui ne m'a pourtant pas vue depuis un an et demi "t'es toujours aussi bavarde toi!". Et oui, toujours. Et ça me coute cher.
01:42 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juin 2008
Fésez pas caguer, j'en ai ras la cafetière!
Pas facile d'avoir la paix...
Hier encore, une de mes collègues qui me connait pourtant bien, avec qui j'entretiens des relations amicales en dépit de notre différence d'âge (elle pourrait être ma mère), ma copine-collègue donc m'a sorti en moins d'une minute au téléphone tous les clichés et autres questionnements plus ou moins inquisiteurs sur le célibat..
Ben tiens! y'avait longtemps dis-donc! Ça m'a presque manquait.
Ça commence tout simplement par un "et toi tu as un copain"... OK ça fait trois semaines qu'on ne s'est pas parlé (elle est en arrêt), mais en si peu de temps c'eut été du domaine du miracle qu'il se fut passé quoi que ce soit... Bref.
Et ça continue: "mais tu ne rencontres pas assez de gens, faut que tu sortes".... et allez.... Mais si je rencontre des gens, mais si je sors, mais si je vois du monde et je noue des relations... amicales. C'est toujours mieux que rien. Pourquoi tout le monde pense que je vis comme un ermite retiré au fond de son trou à s'interroger sur la nature profonde de la Sainte Trinité??...
La cerise sur le gâteau fut quand même : "les deux garçons d'en face ne sont pas pour toi". Naan?! c'est pour ça que des fois ils s'embrassent! ben zut alors, j'avais pas capté! Plus sérieusement, je me suis presque fâchée sur ce coup là. D'abord parce que l'idée qu'il faut avoir des relations "utiles" m'insupporte. Ensuite parce que l'idée selon laquelle "puisque je ne coucherai pas avec, j'ai rien à faire chez eux" me semble un tantinet réductrice. Et si justement je me sens bien avec eux parce qu'il n'y a pas de sous-entendu derrière? mmhh??
Bref. Toujours est-il que ce genre de remaques me gonfle passablement. Si je dis que j'ai baissé les bras je vais me faire incendier dans les commentaires, donc on va dire que je suis dans un état d'esprit où je n'attends rien. Je sais qu'il faut que j'apprenne à m'aimer davantage, à me faire confiance. J'essaye de trouver un semblant de "sérénité" et ces remarques sur mon "non-mariage" ou autres commentaires débiles du style "célibattante" "ça te va bien d'avoir un bébé dans les bras" bref, tous les clichés bien surfaits qui vont avec me bassinent au point que je ne vais pas tarder à mordre le prochain qui me les sort...
14:29 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : célibat
dimanche, 15 juin 2008
Denis
Mon père...
Mon père fait partie de ces hommes dont on n'est pas certain qu'ils aient vraiment programmé dans leur jeunesse d'être papa.
Mon père ne venait pas aux fêtes de fin d'année à l'école, mon père s'est ennuyé à l'église le jour de ma communion, mon père ne sait jamais quoi m'offrir à Noël ou lors de mes anniversaires tant il me connait mal. Il n'est pas venu chez moi depuis presque trois ans, parce que 3h30 de route, c'est trop... et c'est tellement plus simple si c'est moi qui les fait. Mon père ne connait pas Anne Lise, Laetitia, Ilona, Fabien, Hans, Myriam, Béa, Gaby et voit vaguement qui sont Véro, Hélène, Manu.
Mon père s'est construit une vie dont je me suis exclue.
Mon père est un homme plein d'imperfections et de maladresses.
Mon père ne dit pas "je suis heureux de te voir, de t'entendre, j'aimerais que tu viennes à la maison", mon père ne dit pas "je suis fier de toi", "tu es belle" et il dit encore moins "je t'aime".
Mais c'est mon père et je lui en veux autant que l'aime.
12:40 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : mon père
jeudi, 12 juin 2008
Je suis possédée....
Mon Dieu mon Dieu, je crois que je suis possédée! Si quelqu'un connait un exorciste, qu'il me le présente, y'a urgence!!
Mais que m'arrive-t-il donc?? Et bien je suis devenue une de ces horribles filles gatouilleuses devant un..... BÉBÉ........ Beurk...
Je m'explique: d'habitude niveau bébé, je m'extasie beaucoup plus sur ça:

que sur ça:

Je suis le genre de fille que ça impressionne beaucoup moins de tenir dans ses mains le python de son frère recomposé plutôt qu'un être humain miniature qu'a même pas l'air terminé. Il faut dire à ma décharge que le python tient tout seul et ne se casse pas si on le laisse maladroitement tomber par terre (le bébé, c'est moins certain). De plus le python est muet... le bébé beaucoup moins. Enfin le python ne fait pas caca dans sa couche. Bref vive les pythons à bas les mioches je ne suis pas ce genre de filles qui a un sens inné de la maternité. D'ailleurs petite j'avais horreur de jouer à la poupée.. les légos c'était quand même vachement plus sympa. Je n'ai jamais voulu devenir institutrice de peur d'être parachutée en maternelle.. bref.. ça, c'était jusqu'à hier après midi.... et un passage à la maternité pour voir ma voisine-copine qui a accouché lundi. Et là qu'est-ce que j'ai fait?? Au lieu de trouver l'espèce de petit machin moche et frippé, limite "petit monstre" je me suis mis à faire des gazoullis, à faire les yeux doux à un homme âgé de 2 jours et pris de gaz... jusqu'à ce que je m'entende dire "Je peux le prendre?" AAAHHHHH!!!!!!!!!! sors de mon esprit toi qui n'es pas moi!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Qu'est-ce qui m'arrive?????? C'est grave docteur???
22:28 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : bébé, maternité, sentiment maternel
mercredi, 11 juin 2008
Je positive.
Allez, une fois n'est pas coutume, je positive... rien à voir avec les magasins Carrouf, juste une question d'état d'esprit. Allons ma fille cesse d'être ce petit machin aigri et grincheux!
alors voilà, j'ai décidé que malgré sa légère surcharge pondérale et ses vilains doigts boudinés, "mon" Daniel resterait "mon" Daniel, c'est à dire une petite partie de mon histoire. Et surtout comme je l'ai dit dans un commentaire : il semble heureux et épanoui et c'est tout ce que je lui souhaite. Et j'espère que ça durera encore longemps.
20:13 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
dimanche, 08 juin 2008
Le grand retour de M. Chagrin
S'il y a bien une chose dont j'ai horreur, c'est de me sentir muter en une espèce de boule de fiel pleine d'amertume et de rancoeur, et qui en veut au monde entier. Je ne supporte pas cet aspect de moi-même, aigri et cynique. Alors j'essaye d'éviter les situations qui provoquent ce genre d'effet, et notamment:
1. Un séjour en Vendée à supporter un père hyper critique, sa moitié, une belle-soeur trop parfaite, et en négatif, tous les petits et grands ratés de ma brève existence.
2. Une visite à Magescq, chez ma mère avec son cortège de souvenirs plus ou moins pénibles et de chagrins refoulés.
Le problème c'est qu'il n'est pas possible de toujours fuir. Pour la situation n°1, je totalise quand même 6 mois d'évitement grâce à des excuses en tout genre (trop de boulot, trop de fatigue, et l'essence coute bien trop cher!! je dois d'ailleurs être la seule personne dans ce pays à bénir la hausse des prix des carburants...). Pour la situation n°2, j'en suis à 3 mois. Donc ce week-end, je me suis décidée à mettre à l'épreuve ma nouvelle grande amie, Miss Fluoxétine. Etant passablement anesthésiée des émotions depuis qu'elle est entrée dans ma vie (et dans mon système nerveux); je me suis dit que ça "devrait le faire". Bahhhh..... c'était sans compter le bref, mais percuttant retour dans ma vie de ce brave Monsieur Chagrin.... mais si souvenez vous.... mon grand amour passé. Daniel. Celui à qui je n'ai jamais osé avouer mes sentiments tellement je me sentais minable. Bref. Ma grande déception accuse une bonne dizaine de kilos supplémentaires. Il a les joues d'un hamster et les doigts tout boudinés... mais Elle n'y a pas encore passé d'alliance. Je présume que ça ne saurait tarder. Comment j'en déduis cela? Grâce au palpitant récit des travaux de construction de LEUR maison dans un sombre patelin landais, sur un terrain donné par beau-papa et belle-maman. Et je vous passe les galères de chantier supervisés par l'architecte, l'intéressé et les papas respectifs, les 4 chambres (pour y mettre 3 mômes?), les peintures, les placards etc etc... et là, j'ai la nausée. Mais pas au sens figuré. J'ai vraiment envie de vomir. Certes, j'ai un peu forcé sur la bouteille. Mais là, je sens que ça pas le faire du tout. A ce moment là je ne sais pas si ce qui m'écoeure le plus c'est:
- le jurançon
- les cafés
- le tiramisu
- ce confirmisme petit-bourgeois qui veut qu'un bon français est un propriétaire père de deux à trois rejetons pondus avec bobonne rencontrée à la fête du slip de Trifouilli les Oies.
- ma propre jalousie pour ne pas pouvoir aligner un tel palmarès social
- mon utérus qui me dit que si je m'étais mieux démerdé il servirait à quelque chose...
Je ne sais pas trop... mais mon problème c'est de savoir comment atteindre les toilettes sans éveiller l'attention. Par chance son monologue s'arrête.... et mon estomac se calme. Je paye les cafés, je marche un peu. Je prend quelque chose pour digérer. Il va peut être aussi me falloir quelque chose pour calmer cette source angoisse qui s'est réveillée. Car avoue-le ma grande, Daniel n'est qu'un pretexte à aller mal. qu'un pretexte pour ranimer ce maladif besoin d'amour et cette anxiété qu'il engendre parce qu'il n'est pas comblé.
21:23 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
jeudi, 05 juin 2008
La crise existentielle de la fille qui vieillit
Ayant vieilli hier, forcément, je suis en pleine angoisse existentielle. Un an dans la tronche me faisant le même effet qu'un 31 décembre: celui du sacro-saint bilan du "mais c'est où donc que j'en suis?" soit "mais qu'est-ce t'as foutu pendant un an?"...
oups.... le sujet qui fâche...
Depuis un an, j'ai rencontré de nouvelles personnes et perdu le contact avec d'autres. J'ai essuyé une grosse déception amicale et noué de nouvelles relations avec la crainte d'un nouvel échec. J'ai progressé dans ma vie professionnelle mais pas beaucoup dans ma vie privée. Je présume qu'on ne peut pas tout avoir. Mais ce qui me manque le plus est probablement le plus essentiel à l'existence.
Bon là, je vais arrêter de larmoyer et profiter des plasirs simples... un bon verre, le CD que je me suis offert (Duffy), et puis quand j'aurai fini dans l'excellent bouquin de D. Kennedy (les charmes discret de la vie conjugale) je me plongerai dans le dernier Gavalda....
et puis tout n'est pas perdu, je n'ai pas encore 30 ans!...
20:08 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, bilan
dimanche, 18 mai 2008
La figue et le raisin
Je me sens mi figue, mi raisin en ce dimanche après midi.. à moins que l'expression qui convienne ne soit "aigre-douce"... on va pas peut être pas pousser plus loin la métaphore culinaire... Bref... hier j'ai passé une journée qui m'a laissé matière à reflexion sur mon nombrile. Et comme j'adore réfléchir sur mon nombrile, c'est sans vergogne que je vais m'y adonner de nouveau!
J'ai surement laissé entendre qu'il y a quelques temps j'ai sympathisé avec mes voisins d'en face. Je n'ose pas utiliser leur prénom, mais j'ai pas envie non plus de leur coller de sobriquets plus ou moins ridicules, alors pour faire simple je nes nommerai par leurs initiales : F et H. On a passé pas mal de temps ensemble, on s'entend bien. Etant ces derniers temps tombée assez bas dans l'estime de moi même je suis assez surprise d'avoir réussi à créer de nouveaux liens. mais là, je m'égare...
Alors hier donc, après avoir déjeuné chez les parents de F, nous voilà partis pour le fond du fond de la Dordogne. Avec un premier arrêt à Ste Foy la Grande où la maman de H expose ses toiles. Je fais ainsi la connaissance d'une partie de sa famille. Sauf que comme d'hab, dès qu'il y a plus de deux personnes autour de moi, mon excessive reserve m'a envahi... Après cet arrêt, on reprend la route direction Eymet. H y est attendu pour un spectacle monté par une des assos de la commune.
Après les essais techniques on va faire un petit tour dans la ville, une bastide du 13ème (des caillous du Moyen Age : mon élément!!). D'autres personnes nous rejoignent... dont un homme charmant.. et "pris"... (comme d'hab..). On se fait une pizzéria et nous voilà de retour à la salle de fêtes, non sans avoir échappé à une émeute, puisque le spectable est victime de son succès! Au programme, plus de 3 heures de représentation avec un peu de tout : des pépins façon vidéo gags, des ratés, des petits, des grands, des vieux, de belles réussites, une coupure de courant et bien sur les 3 chansons interprétées par H : il est tout beau sur scène!! les ados du coin ne s'en sont pas remises!! (il m'a raconté en repartant qu'une fille lui avait crié son numéro, et qu'une autre dans son dos en coulisse déplorait qu'il soit gay). Bon avec tout ça, il est plus d'une heure du matin et on a deux heures de route pour rentrer. Alors là je vous passe le trajet sur la toute petite route de campagne, bien sinueuse avec du brouillard.. (heureusement que j'avais pris un comprimé contre le mal des transports). Une fois le calme revenu, F a repris un rythme de croisière normal. Sa maman devant s'est reposée. Son père derrière aussi. H s'est mis en boule et a commencé sa nuit. Quant à moi, coincée au milieu j'ai commencé à cogiter:
- me demander d'abord comment j'avais réussi à mettre tant de distance avec mes parents, qu'ils ne connaissent même pas les prénoms de mes amis. (la famille de F, elle, savait qui j'étais)
- me dire ensuite que j'étais fatiguée, aussi bien physiquement que psychologiquement et que si j'avais osé, j'aurai posé ma tête contre l'épaule de H pour reposer tout ça au moins un court instant, et pour le besoin aussi d'avoir quelqu'un près de soi, sans sous-entendu vaseux, juste parce que ça fait du bien de sentir une présence.
- me demander enfin pourquoi je n'arrive pas à sortir de ma coquille....
Voilà... j'ai passé un très bon moment, mais il y a pourtant toutes ces questions qui me chifonnent et me laissent d'humeur chagrine.
Mais ça va passer.
17:38 Publié dans Nombrilisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : eymet, amitié
















